[Témoignages] Ils ont fait un stage à Dubaï




Ils sont partis en stage à Dubaï et reviennent sur cette expérience pour partager leur ressenti et leurs conseils. Visa, logement, relations dans et en dehors du travail, si vous souhaitez vous aussi en apprendre beaucoup sur la réalité d’un stage à Dubaï, ces témoignages vous seront sans nul doute très utiles.

 

Photo de IssamPrénom : Issam
Age actuel : 24 ans
Stage décroché au sein d’une société gérant des complexes de villas de luxe
Période : Juin/Août 2008
 

Quel type de visa as-tu obtenu pour faire ton stage à Dubaï ?

Je suis parti sans visa particulier (statut de touriste) ce qui me donnait le droit de rester 30 jours sur le territoire. J’ai ensuite fait une demande de renouvellement (30 jours supplémentaires) puis, pour pouvoir terminer mon stage j’ai dû quitter le territoire puis revenir. Je me suis donc rendu dans un pays voisin, le Sultanat d’Oman puis je suis revenu pour 60 jours supplémentaires.

Note de la rédaction : bien que faire un stage à Dubaï avec le seul statut de touriste soit semble-t-il une pratique répandue, il est cependant essentiel d’obtenir un permis de travail pour être dans la légalité. Voir notre article sur les visas pour des stages à Dubaï.

Comment as-tu trouvé ton stage ?

J’ai utilisé la liste des anciens élèves de mon école. Une ancienne étudiante de l’école avait fait un stage dans l’entreprise qui m’a accueilli puis a été embauchée. Elle a été mon contact pour ce stage.

Ta recherche de stage a-t-elle été longue ? As-tu rencontré des difficultés pour obtenir une réponse positive ?

L’accord pour le stage a été donné rapidement (2 semaines) mais il a fallu plus d’un mois pour faire signer les conventions.

Où logeais-tu ? Comment t’es-tu débrouillé pour trouver un logement à Dubaï ?

Beaucoup d’entreprises à Dubaï se chargent du logement de leurs employés. Nous étions donc tous logés gratuitement dans des studios loués par l’entreprise, dans une grande cité cosmopolite où résident de nombreux employés (International City) à environ 40 minutes du centre de Dubaï. Le logement, le transport et parfois la nourriture sont des avantages en nature accordés par un certain nombre d’entreprises (d’où des salaires plutôt bas).

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes français ou françaises qui souhaiteraient partir en stage à Dubaï ?

Il est recommandé d’avoir un contact sur place pour faire avancer votre candidature. Le marché de l’emploi a également tendance à être informel et fonctionne sur les recommandations et les connaissances de chacun bien plus que sur l’expérience. Il est bien vu d’être issu d’écoles étrangères (UK, France, USA). Les CV doivent être rédigés en anglais. Une photo est appréciée. Le statut marital est important. En dehors des compétences en outils divers, je conseillerai de rester sur des éléments techniques et de ne pas développer les loisirs et passions.
Il est utile de prévoir la location d’un véhicule personnel si celui-ci n’est pas fourni par l’entreprise car la ville est très étendue et le réseau de transport en commun pas encore totalement au point. On peut aussi prendre contact avec l’Alliance Française et les autres organisations françaises pour se tisser un réseau local avec des expatriés.

 

Photo de MarinePrénom : Marine
Age actuel : 22 ans
Stage décroché au sein d’une société d’affichage publicitaire
Période : Janvier/Juillet 2012
 

Quelles formalités as-tu dû remplir pour partir en stage à Dubaï ?

La responsable des ressources humaines de l’entreprise dans laquelle je réalise mon stage s’est occupée de tout sur place.
Elle m’a fait parvenir, avant mon départ, une copie de mon permis de travail par mail et m’a dit de me rendre au visa collection desk en arrivant à l’aéroport de Dubaï afin de récupérer l’original (pour l’anecdote, afin que l’on me remette mon permis j’ai dû faire un test rétinien).
Le premier jour de mon stage j’ai présenté mon passeport et mon permis de travail à ma responsable qui a ainsi pu lancer la demande de résidence.
 
Comment as-tu obtenu ce stage ?

J’ai trouvé mon stage grâce à une annonce que mon entreprise a déposé directement sur le site de mon école. L’entreprise était ravie du précédent stagiaire envoyé par l’école et a donc décidé de renouveler l’expérience.
 
Avant de trouver cette offre, ta recherche a-t-elle était simple ?
 
Ma recherche de stage a été très longue. Avant d’intégrer une école de commerce, j’avais étudié à l’université. J’ai cherché des opportunités de stage à Dubaï pendant deux ans sans jamais obtenir de réponse positive.
Cette fois-ci, j’avais débuté ma recherche dès le mois d’octobre pour commencer en janvier. Ce n’est qu’à la dernière minute que j’ai reçu cette offre. Honnêtement, trouver un stage à Dubaï c’est juste très compliqué !

Parles-tu l’arabe ? Quelle est la langue de travail dans l’entreprise qui t’accueille ?

Non je ne le parle pas mais j’ai suivi des cours d’arabe durant ma licence à l’université. Je sais l’écrire et je connais le vocabulaire de politesse de base. Ici tout le monde parle anglais et c’est cette langue-là qui est utilisée (même si j’ai cru comprendre que dans certaines entreprises élitistes l’arabe était requis). Mon entreprise étant française, la majorité des gens parle français mais tout le travail se fait en anglais.

Où loges-tu ? Est-ce que ce fut facile pour toi de trouver un hébergement sur place ?

Le logement sur Dubaï c’est aussi une galère. Les prix sont très élevés (les mêmes prix qu’un appartement en plein Paris) à la différence que la qualité et le service sont au rendez-vous puisque dans chaque immeuble il y a un bureau d’accueil avec une sécurité présente 24h/24, 7j/7, et que, la plupart du temps, on trouve aussi une piscine et une salle de sport. De plus les immeubles sont neufs, propres et tout en marbre
Pour ma part, je suis en colocation. Pour trouver un logement sur Dubaï, en colocation ou non, le site à connaître est Dubizzle.com.

Pour ma part, j’ai contacté une femme sur Dubizzle depuis la France et nous partageons actuellement un studio depuis que je suis arrivée. Ma colocataire est une Iraquienne.

Note de la rédaction : La colocation est-elle interdite à Dubaï ? Les autorités françaises aux Emirats Arabes Unis n’ont pas donné suite à nos demandes d’informations à ce sujet. Sur le net, on peut lire ici et là que la colocation est interdite. Il semblerait cependant qu’il ne s’agisse que d’une rumeur – encore très tenace – qui s’est propagée sur le web suite à une campagne contre le mal-logement lancée en 2008 par la municipalité. Cette campagne visait à lutter contre certaines pratiques de propriétaires qui logeaient plusieurs dizaines de personnes dans des appartements trop petits. A la lecture de cet article dans lequel est cité le Directeur Général de la municipalité de Dubaï, on croit comprendre qu’une certaine tolérance existe bel et bien à partir du moment où la colocation se fait dans des conditions raisonnables. Il reste toutefois préférable de se renseigner auprès des autorités dubaïotes une fois sur place.
 
Que peux-tu nous dire des relations de travail à Dubaï ?

Je travaille au quotidien avec une Canadienne, une Africaine, une Asiatique, un Maghrebin et mon responsable est Anglais. La chose la plus notable est donc qu’ici la diversité est réelle ! Le management se fait à l’américaine, c’est-à-dire que tout le monde s’appelle par son prénom, ce qui permet de faire tomber toutes barrières liées à la hiérarchie et d’être plus à l’aise pour interpeller son responsable. Je n’ai rien remarqué de particulier mis à part ces deux points-là, mais ce que je peux dire c’est qu’en général, à Dubaï, les relations sont avant tout professionnelles. En effet, les gens sont très individualistes, chacun fait sa vie et il n’y a pas de réelle cohésion sociale.

 

Photo de CamiliaPrénom : Camilia
Age actuel : 24 ans
Stage décroché au sein d’une société spécialisée dans l’importation et la diffusion de marque de cosmétiques aux Emirats Arabes Unis.
Période : Juillet/Août 2008
 

Comment as-tu trouvé ton stage ?

J’ai été mise en contact avec l’entreprise où j’ai réalisé mon stage grâce à une connaissance de ma famille qui était en relation serrée avec la société. Il se trouve que cette entreprise était également intéressée par l’idée de prendre un stagiaire à ce moment-là. Je n’ai donc pas réellement eu de mal à trouver ce stage.

Tu parles l’arabe. Etait-ce un plus selon toi ?

Parler l’arabe ne m’a pas réellement servi pour être retenue pour ce stage, puisque l’anglais est très utilisé aux Émirats Arabes Unis, et surtout dans le milieu des affaires d’ailleurs. Cependant, cela m’a permis d’être plus à l’aise dans des situations hors travail, lorsque je côtoyais des Syriens, des Libanais ou d’autres personnes venant de pays arabes. J’étais d’avantage familiarisée avec la langue même si l’arable marocain que je connais est assez différent de l’arabe des pays du golf.

Comment as-tu fait pour te loger à Dubaï ?

J’ai été logée chez un ami du contact qui m’a mise en relation avec la société. Il louait déjà une chambre à une personne travaillant dans la société où j’ai réalisé mon stage. Le logement sur Dubaï est compliqué à trouver et les prix sont élevés. Du coup, beaucoup de personnes s’arrangent pour habiter à plusieurs dans de grandes maisons. C’est un phénomène courant. J’ai donc été hébergée pendant deux mois avec une collègue de travail dans une grande maison de Dubaï. C’était très pratique car du coup j’ai passé beaucoup de temps avec cette collègue qui m’a fait découvrir la ville et qui m’a permis de rencontrer pas mal de monde.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Je suis repartie de Dubaï ravie de mon expérience. J’ai beaucoup appris. Pour moi, Dubaï est par excellence la ville où de jeunes cadres viennent pour se faire une expérience et gagner un peu d’argent avant de partir travailler ailleurs. Ce n’est pas le style de vie professionnelle (et personnelle) que j’aimerais avoir pendant des dizaines d’années. C’est un moment de quelques années où on se donne à fond dans le travail, où on apprend beaucoup et ensuite on repart.
J’ai eu l’impression que les relations étaient plus simples qu’en France notamment car on garde bien en tête qu’on est là pour travailler. C’est très capitaliste mais au fond c’est efficace.

Un conseil : il est plus intéressant de partir en ayant quelques relations sur place, car les contacts hors travail sont assez difficiles lorsqu’on ne connait personne.



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